Suite au visionnage récent de cette vidéo, je souhaitais vous la faire découvrir tout en en profitant pour vous faire partager quelques points de vue personnels. Je ne vais pas commenter chaque minutes de la vidéo jusqu'à la fin, mais vais surtout le faire pour le début qui introduit tout ce qui suivra dans la vidéo. Voici donc ce que j'avais à dire par rapport à l'histoire cachée des drogues psychiatriques.

100 millions de personnes sous psychotropes dans le monde.
La consommation de médicaments psychotropes en France est l’une des plus importantes d’Europe. En 2010, selon les données de production et de vente déclarées par les États, la France arrivait en deuxième position après la Belgique pour les hypnotiques, tandis que, pour les anxiolytiques, elle était en sixième position après le Portugal, la Belgique, l’Espagne et plusieurs pays du centre de l’Europe. 

«On vous dit que vous êtes malade dès la naissance.»
Le fait qu'un enfant puisse être psychotique est parois controversé. D'ailleurs, en ce qui concerne ce que l'on appelait auparavant «psychoses infantiles» elles sont devenues aujourd'hui ce que l'on appel «Troubles Envahissants du Développement», l'on y retrouve notamment l'autisme, le syndrome d'Asperger, le Trouble du Déficit de l'Attention etc.

«Nous n'avons pas spécifiquement de tests sanguins ou autres tests pour diagnostiquer la maladie mentale.»
De nos jours, l’Imagerie par Résonance Magnétique du cerveau peut révéler certaines anomalies: dilatation ventriculaire en cas de schizophrénie ou structures d'activité très différentes de l'amygdale (siège de processus émotionnels) et du cortex préfrontal (impliqué dans la régulation émotionnelle) en cas de dépression ou trouble bipolaire. De plus, une équipe américaine a colligé une série de biomarqueurs qui pourraient servir à l'élaboration d'un test diagnostic de la dépression majeure par une simple prise de sang. En ce qui concerne l'autisme, qui je le rappel n'est pas une maladie mentale mais un Trouble du Spectre Autistique, plus d’une centaine de gènes y sont associés, dont le principale est SHANK3.

Plus de 3 000 morts par mois.
Une étude américaine a récemment été réalisée sur les liens entre la consommation de somnifères et les risques de mortalité et de cancer. Les résultats sont effrayants: la prise de somnifères multiplierait par 3,5 ou par 5 le risque de mortalité. Le risque de cancer augmenterait également de 35%. Selon les chercheurs, ces médicaments peuvent augmenter la dépression, la somnolence, le risque d'accidents de la route, le risque suicidaire, etc. Les auteurs de l'étude estiment que ces drogues peuvent être associées à la mort de 320 000 à 507 000 patients aux Etats-Unis.

«Nous l'avons emmenée chez un psychiatre qui a dit, après quelques minutes : elle est hyperactive, voici son traitement. Il ne l'a même pas examinée, il lui a parlé un peu. Comment peut-on savoir en quelques minutes si quelqu'un a ou non un TDAH ?»
En effet, aucun médecin ne peut poser un diagnostique en seulement cinq ou dix minutes. Cela reviendrait au même qui si vous vous auto-diagnostiquez grâce à un test sur internet. Pour certains troubles, il existe même des centres experts, composés d'une équipe pluridisciplinaire et qui font passer des tests sur une journée entière voir même parfois deux afin de pouvoir poser un véritable diagnostic. Les troubles mentaux sont extrêmement complexes et difficiles à cerner, penser que l'on puisse les détecter de façon fiable en si peu de temps est de l'utopie, ne serait-ce qu'à cause de leur nombre et leurs symptômes proches.

Je m'arrêterais donc ici en ce qui concerne les commentaires que j'ai à émettre quant à cette vidéo. Pour finir cet article, je souhaitais tout de même y partager mon expérience personnelle. Suite à ma sortie d'hospitalisation psychiatrique, le mardi onze novembre j'ai eue rendez-vous avec mon médecin psychiatre au Centre Médico-Psychologique de ma ville. L'entretient fut très bref étant donné ma non communication verbale. J'ai tout de même pu parler de mes récurant problèmes de sommeil (difficulté d'endormissement et réveils fréquents la nuit), mon médecin y répondant bien évidemment en me proposant un somnifère si j'y consent. Et étonnent, aussi en me demandant si j'avais recours à des moyens de relaxation tel que le yoga ou même à la phytothérapie. En effet, il est d'accord pour me prescrire un traitement hypnotique pour un mois mais me signal fortement que ce n'est pas une solution sur le long terme, au contraire, il faut que ce soit le plus anecdotique possible. Voilà, je voulais vous faire part aussi de ce fait : un psychiatre peut avoir une autre approche que médicamenteuse. Nos entretiens n'ont serte jamais dépassés les dix minutes et il se demande lui-même si mes visites au CMP sont utiles, mais au moins :

  • c'est le seul qui m'avait écouté lors des premiers jours d'hospitalisation concernant mon traitement, permettant ainsi de le baisser fortement;
  • il ne m'a aucunement obligé à prendre de médicaments de retour chez moi, n''en ressentant moi-même pas le besoin;
  • il n'a jamais contredit ma suspicion de syndrome d'Asperger, au contraire, lorsqu'il l'a su, il est allé me voir en me disant que c'était une bonne initiative;
  • il incite ses patients à pratiquer la relaxation et autres thérapies non médicamenteuses.

J'ai conscience de l'immense chance que j'ai d'avoir un praticien réellement à l'écoute de ses patients et étant capable d'aller chercher les solution ailleurs que dans les médicaments. J'ose tout de même espérer que ce n'est pas le seul dans ce cas, voir même que ce sont les plus nombreux.

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