WAIS-IV

WAIS-IV

Ça y est, nous y sommes. Nous sommes le mercredi 27 mai 2015, date à laquelle je passe ma première journée d'examens en vu de poser un diagnostic. Je n'ai pas beaucoup dormi je suis donc assez fatiguée. J'ai rendez-vous à 9h30, je prend donc le bus à 8h30, ce qui me fait arriver à 9h à l'hôpital. Je me dirige vers l'accueil afin de me faire enregistrer, ce qui me permet ensuite d'aller tranquillement à mon rendez-vous. Le centre hospitalier est grand et je n'arrive pas à trouver le bâtiment que je cherche. Je rentre donc dans celui qui est censé être juste à côté d'après le plan. En plus à côté de la porte il y a écrit « centre expert » et il s'agit bien du pôle du Pr L.. Il n'y a encore personne donc j’attends devant la porte et au bout de dix minutes deux personnes du personnel arrivent et me font rentrer. Je leur montre ma convocation et ils me font attendre sur les sièges. À un peu plus de 9h30, une autre personne arrive, me demande ce que je fais et regarde la convocation. Elle m'informe que je ne suis pas au bon endroit. Elle passe plusieurs appels afin de savoir exactement où je dois me rendre et m'accompagne ensuite jusque devant la porte du bon bâtiment. Je monte les escaliers et me retrouve enfin au bon endroit. Je dois encore patienter.


La première personne que j'ai vu est le neuropsychologue, vers 10h afin de passer le WAIS-IV. Le premier test consistait à appuyer sur la touche espace du clavier de l'ordinateur dès qu'une lettre y apparaissait. Sauf pour la lettre X, il ne fallait pas appuyer si elle apparaissait. Le rythme d'apparition des lettres change, il est parfois très rapide, parfois très lent. Le test dure en tout 10 minutes. J'ai trouvé ce test parfois énervant (lorsque les lettres apparaissaient très vites et qu'alors j'avais le reflex d'appuyer même pour le X) ou au contraire parfois très ennuyant (lorsque le temps entre deux lettres était long je détachais mon regard de l'écran pour regarder les lumières de l'ordinateur portable, la pendule accrochée au dessus de la porte qui restait irrémédiablement bloquée sur 9h37, écouter les bruits extérieurs etc …). Après ce test s'en ai suivit pleins d'autres. J'ai tout d'abord du le plus rapidement possible barrer toutes les cloches dessinées parmi de nombreux autres symboles. J'ai aussi du par exemple reproduire en dessinant une figure complexe formée de plusieurs formes géométriques, reproduire grâce à des cubes bicolores une figure donnée (chose au final assez complexe), trouver des synonymes ou une petite phrase pour expliquer des mots (pomme, tangible, compassion etc ...), trouver le point commun entre deux mots (laine et soie, bébé et bourgeon, aliment et carburant etc …). J'ai aussi du reproduire des gestes que le neuropsychologue faisait, j'ai du mimer certaines actions comme si je les faisais (téléphoner, se brosser les dents, dire au revoir, couper quelque chose avec des ciseaux etc …). Il y avait aussi un test chronométré qui consistait en premier lieux à citer le plus rapidement possible toute une série de rectangles colorés. Ensuite, les couleurs étaient écrites en lettres et il fallait les lires à haute voix. Pour finir, il y avait les noms des couleurs écrit en toutes lettres (vert, rouge, bleu) mais avec une couleur d'écriture différente de la signification du mot (par exemple « rouge » était écrit en bleu) et il fallait alors le plus rapidement possible citer la couleur en laquelle le mot était écrit et non pas le nom de la couleur écrite (par exemple « rouge » écrit en bleu il fallait alors dire « bleu » et non pas « rouge »). Il y avait aussi le test « reading the mind in the eyes » où il y avait des photos d'yeux avec quatre émotions proposées et parmi celles-ci il fallait le plus rapidement possible définir celle qui allait avec le regard. J'ai trouvé ce test assez difficile et pas du tout intéressant. Le test était imprimé sur des feuilles mises dans des pochettes plastiques rangées dans un classeur. Lorsque j'ai vu la dernière feuille du test, bien avant de dire l'émotion associée au regard j'ai fait remarquer au neuropsy que sa feuille plastique n'était pas bien passée dans les anneaux de son classeur. J'ai tout de même donné ma réponse avant de lui ouvrir son classeur afin de bien remettre sa pochette plastique (ce qui a pris un certain temps, sachant que son classeur était blindé lorsque j'ai ouvert un nombre conséquent de feuilles ce sont échappées de leur anneau). Mais ça va, le neuropsychologue était très gentil, il m'a laissé faire tranquillement, m'a remercié d'avoir tout remis en ordre et l'on a pu continuer. J'ai donc aussi du répondre à des problèmes de mathématiques posés oralement. Les premiers problèmes étaient très simples et je répondais avant même qu'il n'ai fini de poser la question finale. Par contre lorsqu'il a commencé à falloir diviser je n'arrivais pas à m'y mettre. La fatigue et le manque d’intérêt me faisait complètement décrocher. Il n'a pas insisté et je n'ai pas fais les deux derniers problèmes. Il y a aussi eu des questions de culture générale (qu'est-ce qu'un thermomètre, sur quel continent ce situ l’Égypte …). Je n'ai pas été capable de répondre à certaines questions (de géographie à propos d'un canal qui relie je ne sais plus quels océans, d'histoire avec des dates ou sur des personnes connues) ainsi que des suites à compléter et des images à reconstituer. Je me souviens aussi d'un test où il fallait relier dans l'ordre croissant des chiffres le plus rapidement possible, le niveau au dessus étant de relier ensuite un chiffre suivit d'une lettre (1, A, 2, B, 3, C, 4, D etc …). Et pour finir j'ai aussi du retrouver certaines formes complexes parmi d'autres ainsi que réécrire un code correspondant à certains chiffres, le tout le plus rapidement possible.

Après tout ces tests entrecoupés d'une pause, le neuropsychologue est parti. J'avais ensuite rendez-vous à 14h avec une psychologue afin de passer l'ADOS.

Celui-ci a été assez compliqué parce qu'il fallait par exemple, lorsque j'ai évoqué parfois mon problème de mutisme en définir la cause afin que la psychologue comprenne pour ensuite me proposer le meilleur suivit. Ce test consiste à cerner les traits autistiques et leur intensité. Il a aussi fallut que je raconte une histoire en me basant sur un livre illustré mais sans aucun texte (il s'agissait de grenouilles qui la nuit se mettaient à voler sur des nénuphars, un humain les as vu et le mardi d'après ce n'était pas les grenouilles mais les cochons qui se mettaient à voler). J'ai aussi du remplir un puzzle dessiné grâce à des figures colorées en mousse. Je n'ai pas trop compris parce que le puzzle dessiné comportais 8 pièces alors que la psychologue ne m'en a donné que 6. J'ai donc remplis le puzzle avec les 6 pièces et elle m'a demandé si j'avais fini. Pour moi ce n'était pas fini, il me manquait des pièces mais je ne savais pas si c'est que je n'avais que cela, si j'avais le droit aux autres pièces, s'il fallait que je demande. Donc j'ai balbutié un petit « oui » et elle a tout remballé. La dernière activité que j'ai dû faire avec elle c'était de mimer le brossage des dents. Son stylo était ma brosse et il fallait que je fasse comme si je me brossait les dents du début jusqu'à la fin.

Après tout ceci je suis rentré chez moi, exténuée et avec un mal de crâne. Je me suis alors allongée sur mon lit et très rapidement endormie.

Le lendemain, j'avais rendez-vous à 9h30 au même endroit afin de rencontrer un deuxième psychologue, cette fois-ci pour parler des facteurs environnementaux et génétiques de l'autisme. Il y avait aussi des questionnaires très structurés pour évaluer l'anxiété générale, la dépression, les antécédents médicaux personnels mais aussi familiaux ainsi que les comportements enfant.

Restitution vendredi 10 juillet à 14h30 !

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