Illustration représentant la justice, aveugle, s'appuyant sur la psychanalyse, écraser Rachel et prendre en otage, séparément, ses trois enfants.

Illustration représentant la justice, aveugle, s'appuyant sur la psychanalyse, écraser Rachel et prendre en otage, séparément, ses trois enfants.

Vous devez très certainement en avoir entendu parler récemment. Et pour cause, il s'agit d'une mère à qui l'Aide Sociale à l'Enfance lui a retiré ses trois enfants. La cause ? L'un d'eux a un diagnostique de Troubles Envahissants du Développement et les deux autres sont en cours de diag puisque aussi suspectés.

Il ne fait pas bon d'être autiste en France, encore moins d'être une mère d'enfants autistes, qui plus est, une mère seule. En effet, l'autisme est un trouble peu connu dans notre pays et l'approche psychanalytique de celui-ci reste très présent. Approche qui rejette évidemment toute la faute sur la mère ("mères crocodiles", "mères réfrigérateurs" ...).

Rachel serait donc suspectée de créer les troubles de ses enfants. Pour quoi ? Apparemment, pour attirer l’attention des médecins. Le fameux "syndrome de Münchhausen par procuration" (parfois appelé syndrome de Meadow). Mais aussi afin de toucher les aides de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.

En France les placements abusifs d'enfants autistes, faute de connaissance et de reconnaissance de ce trouble, sont malheureusement nombreux.

Autisme ou maltraitance, la grande confusion de l’Aide sociale à l’enfance.

Lundi, trois enfants ont été retirés à leur mère, accusée de carences affectives, alors qu’au moins l’un d’entre eux est autiste. Une incompréhension dramatique de ce handicap, dénoncent les associations.

L’avocate Sophie Janois n’hésite pas à parler d’«erreur judiciaire».Sa cliente, Aurélie (1), s’est vu retirer ses trois enfants lundi matin au motif qu’elle serait responsable de leurs troubles du développement. L’un d’eux a pourtant été diagnostiqué autiste et il existe une forte suspicion d’autisme sur les deux autres. Ils seraient donc atteints de troubles neurologiques, sans lien avec leur éducation.

Libération

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